Manifeste
“Un projet sans process est une conversation. Pas une livraison.”
Le constat
Section intitulée « Le constat »Une grande partie de l’industrie IA reproduit l’organisation humaine — des agents avec des personas, des rôles, des titres. Cette approche a le mérite de la lisibilité. Notre expérience suggère qu’elle n’est pas toujours le mécanisme le plus robuste quand on cherche qualité, mémoire et cohérence dans la durée.
Un agent IA n’a ni fatigue, ni ego, ni politique de bureau. Mais sa fenêtre de contexte est limitée, et il oublie généralement tout entre les sessions.
Un déplacement
Section intitulée « Un déplacement »Plutôt que de gérer des agents, on peut aussi définir le cadre dans lequel ils opèrent.
Les agents sont comme des pods Kubernetes — stateless, scalables, sans identité. On ne nomme pas un pod. On définit l’état désiré et l’orchestrateur alloue les ressources.
Les 7 principes fondateurs
Section intitulée « Les 7 principes fondateurs »- Le manifest prime. Tout part de ce que l’humain a défini.
- Les agents sont sans forme. Pas de persona obligatoire, pas de rôle fixe.
- La mémoire est vivante. Elle grandit à chaque sprint — et elle se consolide.
- Le contrôle est humain. Les agents exécutent. L’humain valide et oriente.
- Complémentarité, pas mimétisme. L’IA n’est pas un humain dématérialisé.
- Progressif par design. On commence petit, on ajoute quand on en a besoin.
- La souveraineté par le texte. Le savoir projet vit dans des fichiers que vous possédez, versionnez, relisez et migrez — pas chez un vendor.
Le rôle de l’humain
Section intitulée « Le rôle de l’humain »L’humain est l’architecte du système. Il définit la fondation : les skills, les rules, la structure, les critères. Ce travail demande une compréhension intime du projet, de ses enjeux, de son contexte métier — une compréhension qui reste humaine.
L’humain n’écrit pas nécessairement chaque ligne de code. Il définit le cadre dans lequel l’équipe et l’IA produisent ensemble.
Pourquoi du texte ?
Section intitulée « Pourquoi du texte ? »Le manifest est du markdown. Les skills sont du markdown. La memory est du markdown. Les rules sont du markdown.
L’IA est un moteur interchangeable. La fondation est ce qui persiste.
Ce n’est pas une promesse d’équivalence parfaite entre tous les modèles. C’est une garantie de continuité du contexte, des procédures et de la mémoire quand le moteur change.
Le jour où un vendor change ses conditions, augmente ses prix, ou sort un modèle qui casse votre workflow — vous changez le moteur. Vous ne recommencez pas à zéro.